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Casablanca Finance City intègre le Top 40 des centres financiers les plus compétitifs au monde (GFCI)

BOLT Research · 18 sept. 2026

(Agence Ecofin) - Tirant profit d’un cadre juridique et fiscal très avantageux et de son positionnement stratégique au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, la place financière marocaine a attiré plus de 280 entreprises internationales de renom depuis son lancement en 2010.

Casablanca Finance City (CFC) a intégré le Top 40 des centres financiers les plus compétitifs au monde dans la 40e édition du classement « Global Financial Centres Index » (GFCI), publiée le mercredi 16 septembre 2026 par le think tank londonien Z/Yen Group, en collaboration avec le China Development Institute. La CFC occupe désormais le 38e rang dans cet indice semestriel, qui évalue et classe 117 centres financiers internationaux en fonction de leur compétitivité et de leur attractivité pour les investisseurs, les professionnels de la finance et les entreprises du monde entier. Casablanca Finance City, qui a gagné 11 rangs dans le classement mondial par rapport à l’édition précédente, rendue publique en mars 2026, occupe le 3e rang à l’échelle de la zone Afrique et Moyen-Orient, juste derrière les centres financiers émiratis de Dubaï et d’Abou Dhabi. Ce hub financier à vocation africaine, positionné comme une porte d’entrée vers le continent, compte aujourd’hui une communauté de plus de 280 entreprises membres, dont des banques internationales (Citigroup, JPMorgan, Standard Chartered), de prestigieux cabinets de conseil et d’audit (McKinsey, Deloitte, KPMG), des compagnies d’assurance (AIG, Allianz Africa, Munich Re Africa) et des multinationales (Microsoft Africa, Huawei Technologies, Schneider Electric). Tirant profit de son positionnement stratégique au croisement de l’Europe et de l’Afrique, la place financière marocaine, créée en 2010, offre à ces entreprises un cadre juridique et fiscal attractif, notamment l’exonération totale du contrôle des changes pour leurs opérations en devises, ainsi qu’une exemption totale d’impôt sur les sociétés pendant une durée de cinq ans et un taux réduit de 20 % au-delà (contre jusqu’à 35 % dans le reste du territoire marocain). Le Mauritius International Financial Centre, la place financière de la République de Maurice, arrive à la deuxième position à l’échelle africaine et au 55e rang à l’échelle mondiale, enregistrant ainsi une régression de cinq rangs comparativement à la précédente édition de l’indice GFCI. Casablanca et Kigali devraient gagner en importance à moyen terme Le Kigali International Financial Centre (Rwanda, 80e rang mondial) occupe la troisième marche du podium à l’échelle africaine, malgré un recul de huit rangs, devant celle du Cap (Afrique du Sud), qui a gagné trois rangs pour se positionner à la 93e place au plan mondial et au 4e rang à l’échelle africaine. Viennent ensuite les centres financiers de Johannesburg (Afrique du Sud, 95e rang mondial), de Nairobi (Kenya, 105e) et de Lagos (Nigeria, 113e). D’après l’enquête menée auprès des acteurs actifs sur les places financières mondiales, Casablanca Finance City et Kigali International Financial Centre figurent par ailleurs parmi les 15 centres financiers susceptibles de gagner en importance durant les deux à trois prochaines années. Le GFCI classe les places financières en fonction de leur compétitivité, en se basant sur deux principales sources de données. La première source agrège et intègre 147 indicateurs de compétitivité quantitatifs répartis en cinq grandes catégories (l’environnement des affaires, le capital humain, les infrastructures, le degré de développement du secteur financier et la réputation). Elle s’appuie sur des données provenant de plusieurs institutions multilatérales, dont la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La deuxième source de données est une enquête menée auprès de 6 147 acteurs actifs sur les places financières mondiales, comme les gestionnaires d’actifs, les traders, les banques et les sociétés de technologies financières. À l’échelle mondiale, la place financière de New York reste en tête du classement, devant celles de Londres, Hong Kong, Singapour et Shanghai.